Cette rubrique est destinée à faire un peu mieux connaître
les entrailles de ces étranges bestioles roulantes qui font un bruit si
particulier et ont une tenue de route propre à leur conception : simple !
Il ne
s’agit pas de rentrer dans les détails mais d’expliquer simplement les
particularités du moteur et des éléments qui de nos jours sont soit cachés par
tout un tas de plastiques soit laissés à l’abandon pour des technologies
différentes, pour ceux qui n’y connaissent rien en mécanique alors la
suite et pour vous, pour les autres ça va paraître un peu désuet mais c’est
ça l’idée de ces machines, comme la Coccinelle et la 2cv notre fierté
nationale, que tout le monde puisse bricoler son véhicule avec un minimum de
connaissance, qui de nos jour oserait (ou pourrait) juste faire la vidange de sa voiture
toute neuve ?
Le
moteur possède 4 cylindres positionnés à
l’horizontale
par paire, il est appelé flat four ou moteur boxer. (flat pour plat et four
pour 4) ou Katrapla, mais je pense que la traduction est inutile...
C’est
un moteur sans courroie de distribution, le mouvement de vas-et-viens des
soupapes et des culbuteurs est donné par un système de cames, une pour
l’admission une autre pour l’échappement (voir schéma ci contre). L’arbre à
cames n’est pas en « tête » mais entraîné directement par
l’arbre de transmission grâce à des pignons.
Simple
et efficace, le seul véritable inconvénient étant l’inertie des pièces en
mouvement qui limite le régime moteur.
Le
refroidissement ne ce fait pas par une circulation comme sur les
moteurs moderne mais par une circulation d’air sur les cylindres grâce a des
carters et des tubulures, on appelle ce système aircooled (refroidissement par
air) par opposition au watercooled (refroidissement par eau)
Là aussi, simple et
efficace sur ce type de moteur, une turbine fixée sur
l’arbre d’alternateur (ou plutôt de dynamo)
entraînée par l’arbre de transmission via une
courroie pulse l’air extérieur dans un réseau de
conduit formé par les toles moteurs jusqu'aux cylindres pour les
refroidir. Cet air réchauffé acheminé par des
gaines sert ensuite au chauffage de l’habitacle.
L’inconvénient majeur mais sans réelle gêne
étant un échauffement de cet air en été et
donc un refroidissement moindre du moteur par rapport à un
système de circuit d’eau c’est pour cela que vous
pourrez croiser des Coccinelles et des Combis avec le capot
légèrement ouvert en été.
Petite Anecdote : Ce type de
moteur fonctionne aussi bien au super qu’au sans plomb, les alliages utilisés
a l’époque sont assez durs pour supporter un faible taux de plomb. Soit dit en
passant il y a longtemps que le super ne contient plus de plomb mais du
potassium et que personne n’a vu réellement de différence !?!
Alors avis aux
intéressés mais pour moi l’additif dans le sans plomb n’est encore qu’une
escroquerie pour nous faire payer un peu plus (à vous de voir).
Les
nouveaux acquéreurs de Coccinelles et de Combis on dû avoir la surprise, comme
moi de trouver de l’huile dans le filtre à air ! Mince le moteur est mort !?!
Pas du tout c’est normal c’est une méthode de filtration des plus efficaces
qui étrangement à été remplacée sur les voitures modernes par des filtres secs
en mousse moins efficaces et qu’ils faut changer souvent pour avoir une
filtration optimale.
L’air
extérieur entre dans le filtre et barbotte dans l’huile qui emprisonne les
particules qui pourraient user le moteur de façon prématurée. L’air sortant de
ce bain passe dans des filets métalliques nettoyables et entre dans le
carburateur de façon normale, cela permet aussi une légère lubrification du
mélange.
Que
des avantages alors ! Oui c’est pour cela que l’on trouve ce système de filtre
sur des 4x4 ou les tracteurs où l’air et souvent saturé en sable et en
poussière.
Assez
commun sur la plupart des véhicules anciens le système de barre de torsion a
été abandonné pour une technique de ressort/amortisseur
plus compacte présent sur beaucoup de véhicules récents, surtout sur le train
avant.
La
méthode de la barre de torsion est d’utiliser les propriétés élastiques d’une
barre d’acier (en bleu sur le schéma) reliée au châssis par des cannelures
et de l’autre coté sur le bras de suspension (en
vert) de roue (en jaune) par ce même système qui empêche la rotation. Lors
de la sollicitation des suspensions en compression/extension
la barre se vrille sur elle-même et revient en position repos grâce à son
élasticité. L’amortisseur (en rouge) ne sert qu’a ralentir le mouvement
lors de la descente et le rendre plus fluide, sans cela le véhicule serait
instable et resterait en vibration
trop longtemps à cause de l’inertie qui rendrait la tenue de route dangereuse.